Je jette mon mégot sur le sol.Il faut chaud ,incroyablement chaud.Trouble vue.Sueur collant mon T-shirt et migraine épouvantable.Ce sont les syndrômes de la vie voila tout.
Je viens d'accompagner une Autre dans un magazin d'inspiration punk ,sans aucune enseigne ,dans le Marais.
Restons calmes.
Je veux parler d'une histoire de sentiments.Rien à voir avec quelque-chose de cul-cul la praline.J'ai toujours trouvé cette saveur écoeurante.
Qui n'a jamais menti au sujet de ses sentiments?Je parle des petits "je t'aime" que l'on sort à tort et à travers pour ne pas se sentir en reste.
Je t'aime?Tu comptes pour moi?Tu me fais me sentir moins seul?Des mots à la même connotation égoïste.
Qui n'a jamais eu envie de trancher les jarrets de la personne allanguie à ses côtés afin qu'elles ne puisse s'enfuir?
L'eau coule.
Les gens comptent bien sûr.L'être humain est profondément social que voulez -vous?On ne refait pas ses réactions chimiques!Mais tous ces petits mots parsemés de fugacité ,quelle est leur utilité?
Non,ca ne va pas bien!Ces petites romances en plastique me donnent la nausée.
J'ai eu très envie d'un certain Christ mais seul son majeur s'en emeut et se dresse.
Dois-je faire fi de mes appréhensions et chasser cet hiver qui est bien plus que ca à travers une tonsure?
A qui dois-je vouer ces jours maladifs qui me hantent?Serait-ce à cette entité qui a fait surgir le monde ex nihilo?Sur quels murs dois-je aiguiser mes ongles afin de me trancher la langue.Le bandeau de la foi saurait-il chasser la corruption qui me ronge?
Dois-je excaver de nouveaux cette Bible dont j'avais détourné le regard.Je creuserai de mes mains la terre grasse et abandonnerai mes remords aux parasites larvaires de la terre.Je croirai de nouveau.Je croirai en Lui,qui '"afin que la créature ne s'arroge pas les droits du Créateur" ,a posé les finitudes de l'existence.
Je craindrai,je craindrai de nouveau la fatalité qui ,un jour, me conduira au tombeau.
